Les plus beaux châteaux de Bourgogne !

Château 5 juil. 2021

Après avoir fait le tour des régions et des châteaux dans le Grand-Est. On part maintenant en Bourgogne ! Voici une sélection de quatre châteaux à visiter dans cette magnifique région !

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Château de Talmay (Côte-d’Or)

Talmay, Côte-d’Or (Source photo : Wikipédia)

Au début du XIIIème siècle, le sire de Pontailler, Guillaume de Champlitte-Pontailler, édifia une forteresse sur ses terres. Le donjon a été construit entre 1250 et 1274. Il suit un plan carré de 12 mètres de côtés, et s’élève jusqu’à 54 mètres. La toiture de celui-ci possède quatre pans couverts d’ardoises et est surmontée d’un clocheton. Durant le règne de Cléradius de Marmier, le château est assiégé par des comtois. Le château est épargné en 1636 lorsque l’armée de Matthias Gallas pille le village.

Entre 1661 et 1685, l’ensemble est saisi et administré par des fermiers judiciaires. Il est vendu par la suite à Charles de Dordelu Garnier et son épouse pour 76 000 livres. N’ayant pu payer la totalité de la somme avant sa mort le château est revendu à Pierre Ier Fijan, seigneur des Grandes-Maisons. Celui-ci , en 1692, fit poser les boiseries et le toit pyramidal à clocheton du donjon.

Le château, moderne, est d’architecture classique suit un plan en U. L’entrée du bâtiment peut se faire aussi bien à l’avant qu’à l’arrière du corps central, via deux escaliers à double volée en pierre. L’entrée arrière, donne sur une vaste terrasse. Elle permet d’accéder au jardin par un escalier en pierre gardé par deux sphinges (pendant féminin du sphinx) en pierres sculptées.

Pierre II Fijan fit réaliser en 1753, le jardin à la française,. Puis il édifia, sous la direction de l’architecte Claude-Louis d’Aviler, un nouveau corps de logis entre 1761 et 1764. Après être passé par plusieurs propriétaires. La dernière descendante des Thénard de Talmay, décida au milieu du XXème siècle de transformer le jardin à la française en jardin à l’anglaise. Mais à partir de 1960, Pierre Bordeaux-Montrieux décida d’entamer la reconstitution du jardin originel, grâce aux dessins conservés dans les archives du château.

Le parc, à l’arrière du château, est d’une surface de 7 hectares. Il est composé d’un arrondi constitué de huit platanes. Au milieu du parc se trouve un verger de 280 pommiers, poiriers et pruniers bordés de fleurs. Il y a également un labyrinthe de buis situé entre le verger et la façade du château.

En 2004, le jardin reçoit le label Jardin Remarquable.

Château de Dumphlun (Nièvre)

Billy-Chevannes, Nièvre (Source photo : Wikipédia)

Dumphlun prend place sur un site occupé dès l’époque protohistorique. Le nom de Dumphlun est d’origine celte. Il combine la racine “dun” qui signifie enceinte fortifiée et “flun” qui signifie cours d’eau. Au Moyen-Age, une motte féodale s’élevait, ces ruines ont été découvertes dans les années 1840.

Entre le XIIème siècle et le XIVème siècle, le château actuel se développa. Une tour de guet, dominant la vallée de l’Andarge, fut construite. Cependant, durant la guerre de Cent Ans, la Nièvre connut de nombreux combats et le château faisait partie des places fortes. Cela détruira une bonne partie de celui-ci et seule la tour de guet résista. En 1430, l’édifice fut pris par les Anglais et les Bourguignons. Le château fut reconstruit au XVème siècle avec, probablement, les pierres de l’ancienne motte féodale. Il appartenait à cette époque à Philibert d’Anlezy, seigneur de Dumphlun.

Du XVème siècle au XVIème siècle la demeure changea plusieurs fois de propriétaires. À ce moment là, le château avait un escalier en colimaçon fait en pierre. Il fut remplacé au XVIIIème siècle par un ouvrage en bois et en fer forgé. On peut encore voir aujourd’hui sur la paroi du premier étage deux écussons de pierre appartenant à la famille Anlezy. De plus, un habitant notable habitat du château est Imbert d’Anlezy, seigneur de Dumphlun, un des cent gentilshommes de la Maison de Roi, vétéran des guerres d’Italie et appelé à la fin de sa vie au service du jeune duc d’Alençon.

Par la suite, Paul, baron de Rémigny s’installa dans la demeure en 1642. À sa mort en 1682, une estimation de la succession décrit le château et ses terres comme “un grand corps de logis fort élevé, avec quatre grosses tours, une basse-cour bien bâtie, une vigne à faire trente muids de vin, un grand jardin, terrasse, verger, tout enclos de murailles, il y a deux grandes allées de noyers, l’un qui va à la paroisse, l’autre au village de Dunflun”. Le château adopte alors un plan traditionnel quadrangulaire avec quatre tours rondes à ses angles.

Le descendant de Paul de Rémigny, Jean-Baptiste de Rémigny, entreprit un remaniement du château. Des plans sont établis en 1739 pour le rebâtir entièrement. Mais ce projet n’est pas réalisé, cependant des travaux sont entrepris dans les années 1770-1780. Plusieurs ailes furent détruites, la tour ronde médiévale ainsi que l’aile Ouest furent conservées. Un escalier dans une tourelle fut accolé, côté cour, à l’aile Ouest, puis l’aile Sud fut entièrement reconstruite. Les dépendances sont également réaménagées dans les mêmes années.

En 1814, la famille Bouchers racheta le château et ses terres. Ils feront de Dumphlun leur résidence d’été, et entreprirent d’y développer les dernières technologies agricoles. Occupé par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, le château échappa finalement à l’incendie.

Château d’Arcy (Saône-et-Loire)

Château d'Arcy en Saône-et-Loire (Source photo : Le journal de Saône-et-Loire)

Avant le XIIIème siècle le domaine fait partie de la baronnie de Semur-en-Brionnais, et au début du même siècle il fut détaché de la baronnie pour une branche plus petite de la famille de Semur. Le premier seigneur identifié fut Jean de Semur qui régna en 1230. De 1457 à 1501 le seigneur possédant ces terres fut Jean IV Le Viste. Il y fit d’importants travaux. Puis l’héritière de Jean, Claude Le Viste, décida avec son époux de poursuivre les travaux et reconstituer la chapelle seigneuriale.

Vers 1547 le château fit face aux pillages des Huguenots. Puis en 1591 un incendie ravagea celui-ci. L’ancien château avait une forme de quadrilatère, cantonné de tours circulaires en grès gris. À l’ouest de celle-ci se trouvait un corps de logis de plan rectangulaire allongé. Et adossé à celui-ci une tour d’escalier. Une galerie se trouvait au nord. On peut encore voir aujourd’hui deux petits bâtiments de l’ancienne basse-cour.

Au XVIIème siècle, la demeure subit d’importantes réparations. Ensuite Paul de Guillard prit possession du château vers 1661, il construira l’aile nord. Antoine de Valadoux, beau-frère de Paul, agrandira le domaine et érigea les terres en marquisat. Face à une situation financière difficile, le château et les terres furent vendus à Pierre Larcher, Président à la chambre des comptes de Paris, en 1719.

C’est Michel Larcher qui récupéra le domaine. Il décida de réaliser de grands travaux comme la disparition des douves et des ponts-levis. Puis il construisit une nouvelle demeure, bâtie selon les plans de l’architecte Edme Verniquet. Cependant bien que la construction fût commencée en 1767, elle sera interrompue, en 1772, par la mort de son commanditaire. En 1852, Georges Thomé de Saint-Cyr vida le château de son mobilier et le transféra au château de Selore. De 1857 à 1910, la demeure connu les mêmes propriétaires, c’est-à-dire les Fontenilles de Juigné. Puis à partir 1910, le domaine fut possédé par plusieurs personnes. Finalement le château fut acquis par Henri Rollin en 1923.

Château de Saint-Fargeau (Yonne)

Saint-Fargeau, Yonne (Source photo : Wikipédia)

Saint-Fargeau était à l’origine un rendez-vous de chasses fortifié construit en 980, par Héribert, évêque d’Auxerre. Le premier seigneur connu est Ithier, seigneur de Toucy, vers 1060. Le domaine resta dans la famille jusque dans les années 1400. En 1411, le château soutint un siège. En 1450, le château fut vendu à Jacques Cœur, mais il fut spolié de ses biens par le jugement de mai 1453. Le château fut reconstruit par la suite sur les bases de l’ancienne forteresse par Antoine de Chabannes, comte de Dammartin. Il y construira en 1467, la grosse tour, qui était destinée à servir de lieu de retraite jusqu’à la reconstruction complète du château. Après cela la tour deviendrait un donjon.

Anne-Marie-Louise d’Orléans, surnommée “La Grande Mademoiselle” hérita de la demeure. Entre 1653 et 1657, elle fit refaire par François Le Vau, architecte du roi, les quatre façades intérieures. Où l’on peut encore distinguer par endroits son monogramme (AMLO). En 1715, le château revint à Michel-Robert Le Peltier des Forts qui y construisit le pavillon dit “des Forts”. Malheureusement, en 1752, un incendie ravagea le château et une partie du bourg. Il détruisit l’intérieur des deux corps de logis, les anciens appartements de la Grande Mademoiselle, la galerie et la salle des Gardes.

En 1809, Léon Le Peltier de Mortefontaine fit le parc paysager, dans les goûts anglais. Le domaine s’étendait à cette époque sur trois départements et représentait environ quinze mille hectares. Le domaine fut peu à peu morcelé et vendu. Au XIX siècle, deux corps de bâtiments furent aménagés en appartements. Et, en 1968, il fut vendu à une société belge qui le conserva dix ans. Ainsi, Michel Guyot et son frère Jacques acquirent le château en 1979. Ils entreprirent de le restaurer et de le faire vivre.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 5 mai 1949. Les façades et toitures des communs font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 5 janvier 1949. Les façades extérieures et sur cour, les toitures, les douves et le parc, sont également classées au titre des monuments historiques depuis le 5 mai 1949.


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